Il est déjà trop tard pour sauver tous les palmiers de la Côte d'Azur et du pourtour méditerranéen, estime l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) qui recommande de protéger les spécimens qui le méritent ou qui peuvent l'être contre l'insecte qui les ravage, le charançon rouge.
Le rapport, rédigé par un groupe d'experts à la demande du ministère de l'Agriculture, conclut à la quasi-impossibilité d'éradiquer le charançon dans les sept départements du littoral méditerranéen et la Corse: il a tellement proliféré depuis 10 ans que le combat serait perdu d'avance.
Dans la zone dite méditerranéenne, "l'objectif réaliste le plus ambitieux serait de stabiliser la population de charançon rouge du palmier et de réduire son impact sur la mortalité des palmiers, tout en contrôlant aussi longtemps que possible son aire d'extension géographique (...)", estime l'Anses, en soulignant que "le coût sera élevé".
Seconde alternative, selon l'Anses, pour les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Hérault, le Gard, les Bouches-du-Rhônes, le Var et les Alpes-Maritimes et la Corse: "Envisager de limiter la protection à certains palmiers, notamment pour leur importance patrimoniale et proposer des espèces végétales de remplacement pour les zones non protégées". Autrement dit, planter d'autres arbres.